Voyage en fusée

Relier les principales villes du monde en moins d’une heure grâce à des fusées

Une promesse alléchante, mais qui pose beaucoup de questions, à commencer par sa faisabilité.

La BFR, c’est le petit surnom donné à la future fusée géante de Space X, la « Big Fucking Rocket » (que je vous laisse le soin de traduire mentalement). Une fusée et un lanceur réutilisable, qui seront capable de voler jusqu’à 27 000 km/h dans l’espace. New York - Paris en 30 minutes et au prix d’un siège en classe économie

Space X a déjà annoncé des temps de trajet extrêmement courts : 39 minutes pour un New York - Shanghai (contre quinze heures sur un vol en avion sans escale), 29 minutes pour un Londres - Dubai (contre 7 heures pour un vol sans escale) ou 30 minutes pour un New York - Paris (un peu plus de 7 heures sur un vol sans escale).

Évidemment, il s’agit de trajets uniquement dans la fusée. L’embarquement devrait toutefois demander plus de temps que pour un simple avion. La vidéo montre en effet que les fusées sont placées sur des barges en pleine mer et qu’il faut d’abord prendre un bateau avant de pouvoir prendre place à bord de la fusée.

Le coût des sièges « devrait être à peu près identique à celui d’une place économie à taux plein dan un avion ». Un prix qui ne devrait donc pas dépasser les 1500 euros, au maximum donc.

Dans quelles conditions voyageront les passagers ?

Aussi excitant que puisse être ce projet, il reste pour l’instant… un projet. Car pour l’instant la BFR et son lanceur n’existent pas.

Leur construction devrait débuter dans les six à neuf mois prochains. Mais il faut ensuite construire les infrastructures, trouver les autorisations de chaque pays pour faire décoller et atterrir de telles fusées et enfin les rendre vivables.

Seriez-vous prêt à vous rendre à l’autre bout de la Terre en une demi-heure, à la condition d’encaisser plusieurs G au décollage et de subir pendant une demi-heure des vibrations constantes et violentes ? Et je ne vous parle pas du stress des premiers voyageurs, qui se demanderont s’ils arriveront bien vivants sur place.

Le projet devrait débuter au milieu des années 2020.

Jules