Photographier la neige

Pour bien comprendre, il faut savoir que la mesure d’exposition automatique de votre appareil s’attend à voir un « gris moyen ». Quand il neige l'appareil va croire que tant de lumière, c’est anormal et va sous-exposer l’image pour atteindre ce fameux gris moyen. Et vous allez avoir une neige… grise moyenne.

Comment photographier la neige qui tombe ?

Plusieurs paramètres vont influencer le rendu final de vos images.

La longueur focale

Comme vous le savez sans doute, une grande longueur focale permet de « compresser » les distances. En gros, si vous utilisez un téléobjectif, vous allez avoir plus de « couches » de flocons visibles sur la même image. C’est-à-dire que les flocons situés près de vous comme ceux situés loin de vous seront visibles. Certains seront sans doute flous en raison de la profondeur de champ réduite, mais vous en aurez plus sur la même image. Ça peut donc être utile en cas de chutes de neige légères.

Si vous voulez utiliser un grand-angle, il va vous falloir des chutes de neige importantes pour distinguer les flocons sur l’image.

L’ouverture

Evidemment, si vous ouvrez plus, la profondeur de champ va diminuer, et vous aurez donc moins de flocons nets en plus de bien flouter l’arrière-plan, ce qui permettra à vos flocons de bien se détacher.

Attention à ne pas avoir un arrière-plan trop visible qui ne permettrait pas de bien distinguer les flocons. Sans compter que votre vitesse d’obturation ralentira (sauf si vous augmentez les ISO), et les flocons étant par définition en train de tomber, ils pourraient être plutôt des trainées que des flocons ponctuels.

La vitesse d’obturation

  • vitesse d’obturation rapide = flocons figés
  • vitesse d’obturation lente = traînées

Voilà, j’espère que ces quelques conseils vous aideront à mettre en valeur la neige et n’oubliez pas d’essayer le noir et blanc, ça rend souvent bien avec la neige