Nettoyage des océans

Les océans sont des mers de plastique et personne n’a réussi à endiguer ce phénomène. Sauf un jeune homme de 19 ans qui pense avoir trouvé la solution !

Vous avez probablement entendu parler de Boyan Slat. En octobre 2012, ce hollandais, de 17 ans à l’époque, proposait de nettoyer les océans. Oui oui, vous avez bien lu. Ce jeune avait trouvé une idée révolutionnaire pour nettoyer les mers et réparer les dommages réalisés par les hommes.

Les gyres, sortes de vortex qui gardent les déchets en continu, une sorte de spirale de déchets tourbillonnants grâce à la force de Coriolis. Le plus gros, dans l’Océan Pacifique, est tristement nommé le 8ième continent.

Voir article Océans propres

Grâce à une sorte d’entonnoir géant, 7,25 millions de tonnes de plastique pourraient être récupérés en 5 ans. La moitié des océans nettoyés en 10 ans.

Bizarrement, à l’époque, on l’a pris pour un fou plutôt qu’un génie.

Mais Boyan Slat ne s’est pas laissé abattre et s’est lancé dans une étude de faisabilité, sollicitant des instances et des experts qui apporteraient du crédit à son projet. Deux ans après, le 3 juin 2014, Boyan a annoncé les résultats de son étude de faisabilité : son projet Ocean Cleanup est complètement réalisable.

Le processus utilise la force du courant pour concentrer les déchets dans de gigantesques barrages flottants. Il ne doit pas nuire au plancton et donc ne pas troubler l’écosystème plus que de raison.

Saluons au passage la gestion des ressources, énergie solaire et aquatique, les déchets récoltés doivent ensuite intégrer la filière du recyclage pour créer du carburant.

Après la théorie du projet, Boyan a démontré qu’il était réalisable et même qu’il dégagerait des bénéfices avec le recyclage des tonnes de matière plastique récupérée.

Un premier pilote va donc pouvoir voir le jour avec un barrage test de 5 à 10 kilomètres qui permettra de démontrer grandeur nature la viabilité du projet.

C’est un premier pas vers le dispositif complet qui devrait lui s’étendre sur 100 kilomètres et couter dans les 300 millions d’euros. Le jeune homme a désormais arrêté ses études pour se consacrer à 100% à ce projet. Un simple exposé au lycée, pourrait très bien apporter une solution durable et efficace au problème de la pollution des mers.

Jean-Pierre