Motivation

Plus de la moitié des Européens privilégie le bien-être au travail sur le salaire.

L'argent ne fait pas le bonheur des salariés.

Mais attention installer un baby-foot dans un coin ne suffit pas. Et si les conditions et l'environnement de travail étaient finalement aussi importants que le salaire pour recruter ?

Un cabinet expert en gestion des ressources humaines sonde depuis trois ans 10.000 actifs en Europe. Son constat est sans appel: aujourd'hui, pour plus d'un salarié européen sur deux (54%) la rémunération n'est plus le premier levier de motivation dans un job.

Dans l'Hexagone, ce chiffre atteint 44% chez les hommes… et 56% chez les femmes !

Avant, pour beaucoup, le travail c'était tout. Aujourd'hui ce n'est qu'une partie d'un tout. Les marques employeurs sont obligées d'en tenir compte.

Désormais, même la flexibilité au quotidien « travailler où et aux horaires que je souhaite » et premier moteur pour un Européen sur dix, est jugée plus galvanisante que les perspectives d'évolution de carrière ou de pouvoir partir à l'étranger !

L'équilibre vie pro-vie perso dans le viseur

Le Graal, pour le nouveau salarié, c'est l'équilibre travail-vie privée. Plus du quart des Européens 27% des Français cite cette quête comme premier facteur de motivation pour leur travail… ou pour envisager de changer de job.

L'importance de cet équilibre atteint son maximum en Suisse (31%) et son seuil le plus bas en Pologne (15%). Question de niveau de vie –ou d'acquis– ce sont d'ailleurs les Suisses qui citent le moins le facteur rémunération comme première source de motivation. Quand les Polonais apparaissent les moins préoccupés par une bonne qualité de relations avec leurs voisins de bureau (15% contre 26% en France et 30% aux Pays-Bas).

Les salariés veulent qu'au quotidien l'entreprise s'occupe d'eux en tant qu'individu, de leur bien-être comme de leurs compétences. A défaut, ils sont beaucoup moins attachés à leur marque employeur et n'hésitent pas à aller voir ailleurs.

Ce sont les 35-44 ans l'âge où on fonde désormais une famille ? Et les plus de 55 ans que l'on privilégie le plus la sacro-sainte quête de l'équilibre travail-vie privée.

Dans un univers hyperconnecté, agile, et où le plan de carrière n'existe plus, la notion de contrat-promesse l'entreprise me donnera quelque chose, mais plus tard n'a plus de sens.

Zoé