Mauvaise note

L'école française

Notre niveau est il catastrophique ?

Non, mais il n'est pas franchement bon, et plutôt à la baisse qu'à la hausse.

Les résultats de l'étude PISA en chiffre :

  • 540 000 élèves de 15 ans ont participé à l'étude (6000 en France) ;
  • 72 pays sont évalués ;
  • 26ième sur 72, le classement de la France en maths et en sciences ;
  • 22% des élèves français sont très en difficulté en maths ;
  • 19ième sur 72 le classement de la France en compréhension de texte.

En matière d'égalité des chances à l'école entre les riches et les pauvres, la France fait partie des très mauvais élèves.

Quel est le plus gros problème ?

Les inégalités sociales à l'école. En clair, quand on a des parents sans le sou, on a moins de chances de réussir. En France, les mauvais élèves sont 4 fois sur 10 des jeunes issus de famille monoparentale avec une mère qui travaille et des frères et soeurs. Les fils et filles de cadres et de professions intellectuelles qui fréquentent les meilleurs collèges ne sont que 5 fois sur 100 dans les derniers de la classe.. Pire sur les 75 pays qui ont participé à l'étude, seuls deux font moins bien que nous : la Hongrie et le Luxembourg.

Avoir un mauvais niveau scolaire est-ce si grave ?

Oui, car on aura plus de mal à trouver un emploi. Quand on est nul en français, en maths et en sciences, on a peu de chances d'aller jusqu'au baccalauréat, et encore moins de se retrouver sur les bancs de l'université. Or les diplômes jusqu'à un certains point, protègent du chômage.

Pourquoi d'autres pays font-ils mieux que nous ?

Parce qu'ils ont des méthodes d'enseignement plus efficaces. Prenons le cas de Singapour, en tête du classement des enquêtes Pisa dans toutes les matières. Elle a fait de l'enseignement des maths une priorité dans les années 1980 : pour se développer, elle avait besoin d'ingénieurs ! Le principe ne jamais aborder l'abstrait sans partir du concret. À Singapour, après avoir visualisé la scène avec des cubes, l'enfant la dessine et n'écrit l'addition quand toute fin. Quand on a appris la logique des maths à l'école primaire, on suit plus facilement au collège, les experts sont unanimes.

En Finlande, autre bien classé, on a une conception de l'enseignement radicalement différente. Là-bas on veut avant tout que l'élève aime aller en classe. On soigne la déco, on installe des espaces de repos et on bannit les cours classique ! On travaille en petit groupe, personne n'est mis de côté, on est noté qu'à partir de la 4ième avec des notes allant de 4 à 10. Au lieu d'être découragé et abandonner, on fait tout pour s'améliorer.

Que peut-on faire pour remonter la pente ?

S'inspirer des pays qui réussissent le mieux. C'est ce qu'a fait l'Allemagne il y a 15 ans. À cette époque l'Allemagne se situait dans la moyenne basse. Et les autorités allemandes ont mis le paquet pour copier le système finlandais et çà à marché ! Depuis 15 ans les notes aux épreuves de compréhension de l'écrit ne cessent de grimper, seul hic comme la France, ils n'ont pas le meilleur niveau pour l'égalité des chances de réussite à l'école. Pour y remédier y a pas 36000 solutions il faut faire évoluer les établissements défavorisés. On aurait besoin de profs plus expérimentés, des classes beaucoup moins chargées et des cours particuliers gratuits.

En France 4 collégiens en difficulté sur 10 vivent dans les quartiers défavorisés. Quand on est pauvre, on a moins de chance de réussir à l'école...

Noémi