Lingettes jetables et cabinets

On ne balance pas ses lingettes jetables dans les cabinets

C’est en apparence un produit pratique, multi-usages, qui permet de nettoyer les surfaces, se démaquiller ou encore faire la toilette des bébés. Pourtant, c’est une catastrophe pour l’environnement.

Ce sont des lingettes qui sont vendues comme jetables dans les sanitaires, explique une responsable de l’entreprise. Elles sont présentées par les fabricants comme biodégradables au contact de l’eau, mais ce n’est pas du tout le cas.

Ainsi, les lingettes jetées dans la cuvette des toilettes se retrouvent dans les stations d’épuration de l’eau et créent un « encombrement ».

Conséquence : un surplus de travail pour les employés de manutention et de maintenance dans ces stations, qui se répercute sur la facture d’eau des consommateurs.

Plus grave encore est l’impact sur l’environnement.

Ces lingettes contiennent des produits chimiques qui se répandent dans les eaux propres ou usées

Et même lorsque ces lingettes ne sont pas jetées dans les sanitaires mais à la poubelle (la majorité des cas), comme il n’y a pas de filière de tri pour ces produits, ça va dans les ordures ménagères. Soit ils sont incinérés, soit ils vont au stockage donc à la décharge, soit on les utilise pour le compost, et donc les produits chimiques vont se répandre dans les champs et dans les sols.

D’après l’organisation internationale WWF, les lingettes domestiques génèrent dans le monde 23 kilos de déchets par an et par personne, contre 1,2 kilo pour les nettoyants traditionnels, soit vingt fois plus. Elles seraient par ailleurs seize fois plus chères.

En attendant, des alternatives plus écologiques existent et sont connues depuis longtemps, notamment pour l’entretien ménager. Ces lingettes jetables ne sont pas si vieilles que ça, avant on s’en passait.

Ainsi, un chiffon en microfibres de bonne qualité couplé avec de l’eau, du vinaigre ou du bicarbonate de soude peut se révéler très efficace pour nettoyer les surfaces de sa cuisine.

Zoé