Limitation de vitesse à 80 km/h

Ils sont toujours en colère, et ils veulent le faire savoir. Les usagers de la route ne semblent pas digérer l’abaissement de la limitation de vitesse à 80 km/h, effectif depuis le 1er juillet sur les routes à double sens sans séparateur central. C’est en tout cas ce que montrent les dégradations de signalisation, qui ont été repérées dans divers départements depuis une semaine. Panneaux tagués, recouverts ou tout simplement qui se sont volatilisés… La presse locale a rapporté plusieurs incivilités sur les routes au lendemain de l’entrée en vigueur de la mesure, et dans les jours qui ont suivi. Elles concernent les panneaux de changement de vitesse mais aussi les radars fixes, qui ont été reprogrammés pour flasher les automobilistes dès que la limite des 80 km/h est dépassée.

Au-delà du coût du changement des panneaux 90 km/h, déjà assumé en partie par la collectivité – comptez 100 euros pour la commande et l’installation d’un panneau –, il faudra y ajouter les frais de remplacement pour les supports volés, lequel ne sera achevé que dans une dizaine de jours, « le temps d’en commander des nouveaux ».

Du côté des collectivités, les mécontents d’hier le sont toujours aujourd’hui. Les élus locaux continuent de dénoncer une politique unilatérale du gouvernement, décidée depuis Paris, sans concertation avec les territoires.

« A 80 km/h sur les routes de campagne, on a le temps de lire le journal ! »

Puisque nul n’est censé ignorer la loi, aucune excuse ne sera en tout cas acceptée par les forces de l’ordre, qui sanctionnent les automobilistes en excès de vitesse d’une amende, et du retrait d’au moins un point sur le permis de conduire.

Zoé