Les piscines de Soulac

Enrochements anciens

La forte érosion de la Pointe entre 1818 et 1846 (700 mètres de recul) devenait menaçante pour le commerce maritime de Bordeaux. En effet en cas de disparition de ce littoral, l'étalement du sable, des terres par les courants aurait pu entraîner la réduction des passes navigables et par conséquence une limitation des activités portuaires.

Aussi l'Etat et le port de Bordeaux ont engagé dès 1844 de grands travaux de protection de la Pointe de Grave : brises mer, brises lames de plage, sont édifiés en bois puis en pierre et ensuite renforcés par des enrochements et des maçonneries.

Les casiers ensablants des Arros et des Huttes appelés communément piscines très appréciés des baigneurs l'été ont été réalisés entre 1930 et 1938. Ces brises mer à redent permettent de limiter l'action des houles et pièger à marée haute le sable mise en suspension par les vagues.

Entre Soulac et la Pointe Saint Nicolas ces enrochements marquent encore le paysage des plages et plus discrètement le chemin côtier car jusqu'à la fin des années 60, la mer venait frapper ces enrochements aujourd'hui enfouis sous la lisière forestière au pied du phare Saint Nicolas.

Tour à tour le Port autonome de Bordeaux, les ponts et chaussées, les eaux et forêts avant 1970 étaient missionnés pour l'entretien d'une grande partie de ces rivages. Plus récemment la gestion des milieux naturels forestiers ainsi que le milieu dunaire a été redistribuée à l'Office Nationale des Forêts et au Port autonome de Bordeaux.

Le saviez vous ?

A l'origine la voie du petit train touristique PGV S fût construite pour les besoins du chantier et servait à acheminer les blocs des rochers. Ces blocs en provenance des charentes et du blayais étaient convoyés entre Royan et le Verdon et déchargés à port Bloc qui a conservé ce nom.

Sur les jetées des traces de rail subsistent encore évoquant le chantier et ses wagonnets qui déversaient ses blocs rocheux en mer.

Les Cantines et les huttes étaient des sites ouvriers (d'où leur nom) ils servaient au déchargement des rochers et d'espace de vie (groupe de petites habitations et lieu où les ouvriers prenaient leur repas.)

 

Noémie