Les nonnes en ont ras-le-bol

La gronde féministe n’en finit plus de s’étendre. Pour preuve : même les bonnes sœurs du Vatican expriment désormais leur colère et leur révolte. Lassées et fatiguées d’être systématiquement reléguées aux tâches les plus ingrates et les moins reconnues, elles ont décidé de ne plus se laisser faire.

C’est L’Osservatore Romano qui a mis cette colère en lumière. Dans son édition du 1er mars 2018, le journal officiel du Vatican a en effet consacré ses colonnes au sort réservé aux religieuses catholiques déconsidérées et exploitées par les évêques et les curés.

Quelles que soient leur formation ou leurs expériences passées, les nonnes consacreraient l’essentiel de leur temps à des tâches ingrates (repassage, cuisine, ménage, lessive…) sans horaires précis, ni rémunération fixe. En fait, auprès des hommes d’église, à en croire les témoignages publiés par Le Monde, elles feraient davantage office de bonnes que de bonnes sœurs.

Extraits :

Trop souvent, les sœurs sont asservies par l’Eglise. Certaines servent dans les habitations privées des évêques ou des cardinaux : elles se lèvent avant l’aube, préparent le petit déjeuner et ne vont se coucher qu’une fois que le dîner a été servi, la maison rangée, le linge lavé et repassé.

Pourquoi donc les personnes consacrées destinées aux tâches domestiques sont-elles presque toujours des femmes ?

Certaines continuent à dire qu’elles sont heureuses, grâce aussi à la prise d’anxiolytiques.

Je n’hésite plus à dire que je désire être payée. Il ne s’agit pas de viser la richesse, mais nous voulons vivre dignement et simplement.

Demain, Rome accueillera une conférence intitulée « Pourquoi les femmes comptent ». Les intervenants se pencheront notamment sur la place des femmes dans l'Eacute;glise. Sûr qu’il y aura des choses à dire.

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Tante Louise