Les fabricants d’imprimantes poursuivis

Vous êtes-vous déjà emporté contre une imprimante encore en panne, ou contre des cartouches d’encre qui se vidaient beaucoup plus vite que votre rythme d’impression ?

Vous n’êtes pas le seul : c’est que les fabricants d’imprimantes sont les champions au petit jeu de l’obsolescence programmée, à présent considérée comme un délit.

L’association Halte à l’Obsolescence Programmée (HOP) a décidé de poursuivre en justice HP, Canon, Brother et Epson pour leurs pratiques.

La première plainte pour obsolescence programmée

Les techniques utilisées par les fabricants pour raccourcir la durée de vie de leurs appareils ? Entre autres, des éléments indiqués en fin de vie alors qu’ils ne le sont pas, et des cartouches d’encre indiquées vides alors qu’il reste encore de l’encre.

Depuis 2015 et la loi sur la Transition énergétique, l’obsolescence programmée est un délit. Pourtant, il s’agit de la première plainte de ce type en France. L’association HOP espère toutefois que cette première fera boule de neige.

Que risquent les fabricants d’imprimantes ?

L’association rappelle que “Le délit d’obsolescence programmée est puni d’une peine de deux ans d’emprisonnement et d’une amende de 300.000 euros qui pourra être portée jusqu’à 5 % du chiffre d’affaires.”

Plus largement, HOP dénonce également le prix exorbitant des cartouches d’encre, allant jusqu’à un prix au litre de 2.062 euros : “deux fois plus cher que le parfum Chanel n°5 !”

L’avocat de l’association signale qu’au delà de l’obsolescence programmée, ces faits qui concernent un grand nombre de fabricants pourraient également cacher le délit d' “entente illégale“. Au-delà des peines encourues, l’action en justice montre également symboliquement que les industriels ne restent pas impunis s’ils ne respectent pas les consommateurs et qu’ils incitent au gaspillage.

Mathilde