Le sport fait du bien

Le sport est bon pour le moral… et la réinsertion.

« Avant de réinsérer une personne, il faut remobiliser ses capacités physiques, mentales. Le sport offre ça. Il permet de mieux respirer, une meilleure oxygénation du cerveau, de mettre ses idées au clair. » 

Source de plaisir

La pratique sportive aide aussi à reprendre confiance en soi. « Mais ce n’est gagné que si on travaille dans la régularité, Il faut miser sur le plaisir pour que les participants reviennent à la séance d’après. » 

Et il n’y a pas besoin d’être un grand sportif pour en ressentir immédiatement les effets. « Grâce à la sécrétion d’endorphine, cette hormone du bonheur, le sport peut jouer un rôle d’antidépresseur. Il ne résout pas les problèmes mais pendant une heure, on les oublie ».

« Avoir une activité physique, c’est avoir un repère, un cadre, un moment de la semaine où on va retrouver d’autres personnes. En donnant le goût du sport, on donne le goût de l’effort, on prend conscience de notre capacité à faire des choses. » . 

Ni compétition, ni hobby

Une pratique qui n’est ni rattachée à la compétition ni à un loisir. C’est un rendez-vous où l’activité physique est replacée au cœur des préoccupations. « Quand on sait que l’espérance de vie des personnes dans la rue est de 49 ans et que les maladies cardiovasculaires sont une des principales causes de mortalité, on ne doute pas de la nécessité de faire du sport. »

Un esprit collectif

Pour toutes ces raisons, nous encourageons des projets comme  Sport pour Toit (Viacti) qui vise à réinsérer des sans-abri via une activité physique. Ou bien L’Académie Christophe Tiozzo, qui envisagent le sport comme un tremplin et met la boxe anglaise au service de l’insertion sociale et professionnelle.

En Afghanistan, l’association allemande Skateistan initie des jeunes filles au skate, afin de leur faire découvrir une nouvelle culture et d’embellir leur quotidien.

Une semaine sportive quand les vacances arrivent : marche, tennis de table, foot, basket, surf… Un terrain neutre où chacun se met en mouvement pour trouver sa place. Tout l’enjeu ensuite est de transformer l’essai dans la vie quotidienne.

Laurent