Le livre numérique mal-aimé

Le marché du livre numérique grand public

Hors scolaire, abonnements et édition professionnelle, il ne représentait en 2016 que 3,5 % du marché français de l’édition. On parle de micromarché qui est en progression depuis 2015. À savoir qu'il dégringole au Royaume-Uni et aux Etats-Unis, faut dire qu'il avait peut-être grimpé trop vite à l'inverse de la France.

En France

Le marché croît. 11% des français lisent régulièrement des e-books. C’est même le seul segment, hormis l’édition scolaire, qui ait fortement progressé, 2017 augmentation de 13 % par rapport à 2015.

Pour l'été et séduire les lecteurs de plage, Kobo, sort, lundi 22 mai, une nouvelle liseuse étanche et anti-lumière bleue commercialisée à la Fnac. La société française Bookeen a aussi lancé, vendredi 19 mai, une nouvelle liseuse colorée vendue dans les magasins Carrefour (129,90 euros).

Attachement des Français au papier

Les plus grosses ventes sont les livres de poche. Selon le PDG de Bookeen, le prix des livres numériques serait trop élevé environ 30% moins cher que le livre papier alors que les coûts de revient des e-books sont pourtant très faibles puisque l’achat du papier, l’impression, le stockage et la distribution ne sont plus nécessaires dans le numérique. Le prix serait donc injustifié !

Deux autres raisons...

En terme de ventes se sont les livres pour enfants et les livres de cuisine qui ont le meilleur rendement dans les livres physiques. On comprend qu'il est difficile d'offrir comme cadeau un livre numérique... Le livre reste un objet qu'on aime conserver, mettre en valeur dans une bibliothèque.

Beaucoup d'internautes et potentiels lecteurs de livres numériques estiment passer trop de temps devant des écrans au travail, à la maison, avec leur smartphone, ce qui conduit à une surdose. Et beaucoup utilise le livre papier pour justement se desintoxiquer des écrans avec un plaisir simple.

Je sais même si çà choque les puristes, j'utilise ma liseuse comme marque-pages.

Mathilde