La ville de Mexico

Mexico est positionnée au centre du Mexique. Elle souffre d'une mauvaise réputation. On parle de monstruopole à cause de sa superficie et d'une atmosphère polluée. La ville est fondée sur d'anciens lacs, à plus de 2000 m d'altitude. Elle est entourée de montagne et aussi de volcan. La zone métropolitaine de la vallée de Mexico a une superficie de 8000 km2. Il y a 21 millions d'habitants soit 18% de la population du Mexique. C'est la 6ième agglomération la plus peuplée au monde derrière Bombay.

Mexico est à l'origine une ville aztèque qui n'a su resister à la colonisation espagnole. Il reste encore des canaux aztèques dans le quartier de Xochimilco. Ils sont classés au patrimoine mondial de l'humanité par l'Unesco.

À la fin du 19ième siecle, elle n'est plus espagnole. Elle est la capitale d'un Mexique devenu indépendant.

La démographie

On comptait en 1950, 3 millions d'habitants, en 1990, 15 millions, sur une zone urbaine s'étendant sur 55 kms du Nord au Sud. 70% des habitations de la zone urbaine sont construits par la population elle même.

Comment expliquer une telle croissance ?

Principalement par un exode rural massif vers la capitale. Mexico est le centre politique et économique du pays. En 2012 le PIB de Mexico représentait le quart du PIB de tout le Mexique.

Quels sont les problèmes environnementaux et urbanistiques ?

La gestion de l'eau et son approvisionnement, car la ville n'a pas assez d'eau pour ses 21 millions d'habitants. L'eau des montagnes a été raccordée aux égouts alors qu il n y avait pas encore de pénurie, donc la ville a de l'eau a disposition mais ne peut l'utiliser car elle n'est pas potable.

Les solutions

D'abord le pompage des nappes phréatiques à l'aide de puits (2000 environs) mais cela conduit à un affaissement de la ville (10 m au niveau de la mairie). L'autre solution consiste a créer des canaux qui permettent d'aller chercher l'eau là où elle se trouve. Une solution gourmande en energie et qui crée des conflits d'usage avec les populations d'où vient l'eau.

Paradoxalement Mexico manque d'eau potable et est victime d'innondation. Les eaux de pluie sont particulièrement abondantes pendant la saison des pluies. L'évacuation est permise par la construction de plusieurs tunnels. En plus des inondations, il y a des risques de tremblement de terre. Le fait d'être construite sur d'anciens lacs rend le sol instable et amplifie les ondes sismiques. En 1985 un séisme de magnitude 8 avec un épicentre se trouvant à 400 kms de la capitale a gravement touché Mexico. Il a fait 10 milles morts et 20 milles blessés.

La pollution de l'air

On ne peut pas parler de Mexico sans parler de la pollution. En 1992, elle est désignée par les nations unies comme la ville la plus polluée au monde. À Mexico, il y a 5,5 millions de voitures, la pollution générée est aggravée par la topographie de la ville en forme de cuvette. Elle ne permet pas la dispersion de la pollution atmosphérique.

Mexico n'est peut être pas condamné a rester dans ces conditions. Tout d'abord la croissance démographique ralentit. Les habitants partent à cause des problèmes évoqués, plus le prix des loyers et le manque de place. Mexico a perdu de son attractivité. En 1992, 32 jours sur 365 où la qualité de l'air est bonne. 20 ans plus tard en 2012, le chiffre est passé à 248.

Le phénomène est expliqué par un système de transport en commun plus efficace avec des lignes de métro et de bus. Il est aussi mis en place un système de partage de velo des écobicycles et un programme de circulation des voitures en fonction de leur ancienneté. Les plus anciennes ne peuvent circuler qu'une à deux fois par semaine.

Des projets urbains sont à l'étude. L'un d'eux propose de faire sortir à l'air libre les rivières en provenance des montagnes plutôt que les laisser circuler dans les tuyaux. Ainsi, on pourrait réussir à la rendre bonne à la consommation. Revenir en quelques sortes au système hydrique des aztèques. Même en partant de loin, il serait à priori possible d'inverser la tendance.

Noémi