Internet pollue

Peu d’entre nous seraient capables de s’en passer au quotidien, moi le premier car même de simples démarches administratives ne se font plus qu’en ligne.

Comment faire en sorte qu'Internet limite son impact écologique ?

Un coût énergétique à chaque clic de souris

Nous polluons en prenant sa douche, en chauffant sa maison ou en voiture, les utilisateurs d’internet sont impliqués. Ceux qui écrivent ceci, ceux qui le lisent, les fournisseurs d’accès, les serveurs de Google ou VigieHome avec son business. Si l’acte individuel est négligeable, à l’échelle d’une planète, l’impact est astronomique.

Quelle quantité d’énergie consomme l’envoi d’un simple e-mail ?

Avec une pièce jointe, c’est l’équivalent d’une ampoule basse consommation allumée pendant une heure soit 24 Wh. En 2016, c’est 2 672 milliards d’e-mails (hors spam) qui ont été envoyés dans le monde, sachant que la production électrique de 15 centrales nucléaire pendant 1h équivaut à l’envoi de…seulement 10 milliards de mails. Et là, on ne parle que d’e-mails, les internautes sont ainsi responsables à 50% des gaz à effet de serre émis par internet.

Des solutions

Il est possible d’agir :

  • Tri dans notre boite mail et le cloud (conserver en ligne uniquement les informations indispensables),
  • Restreindre l’envoi d’e-mails lourds avec pièce jointe compressée et le nombre de destinataires,
  • Installer un programme anti-spam,
  • Limiter et optimiser notre temps passé sur le net notamment,
  • Avoir recours à un moteur de recherche responsable comme Lilo (voir article),
  • Enregistrer nos sites préférés en favoris,
  • Éviter le streaming.

Mais celles-ci semblent des actions bien maigres fasse au rouleau compresseur de l’indifférence et du nombre.

L’autre moitié de la pollution produite par internet

Le réseau internet est constitué de millions de kilomètres de câbles de cuivre, de fibre optique qui s’étendent sous le goudron des rues, traversent les océans pour relier les continents, tels d’indispensables fils d’une toile d’araignée gigantesque et toutes les informations contenus sur le net ont besoin de bâtiments bien concrets pour les stocker.

D’indispensables Data-center énergivores

Pour fonctionner, le réseau internet mondial a besoin de centres pour traiter, conserver, envoyer vos données, héberger celles des sites internet, répondre à vos recherches ou tout simplement que vous puissiez avoir accès à n’importe quel contenu en ligne : Les Data Center.

Des endroits très surveillés qui comportent des rangées impressionnantes de serveurs, des banques de données qui tournent 24/24, l’équivalent de dizaines de milliers d’ordinateurs. Et pour pallier à la moindre défaillance, des sauvegardes, des équipements installés en double voir en triple exemplaires.

La concentration d’un tel nombre de machines provoquent de la chaleur qu’il faut évacuer sous peine de griller le système, chaque possesseur d’un ordinateur le sait. Et la production de chaleur dans un Data Center nécessite une climatisation constante qui à elle seule absorbe 40% de l’électricité qu’il consomme. Globalement, on estime qu’un Data Center consomme autant d’électricité en un jour qu‘une ville de 30 000 habitants.

Internet, le troisième consommateur mondiale d’énergie (après la Chine et les États-Unis).

Où se trouve la quantité d’énergie nécessaire au fonctionnement ?

En France et aux États-Unis (où sont concentrés la majorité des Data Center du monde) on a recours à l’énergie nucléaire bien sûr, avec tous les risques que cette source d’énergie comporte. Le plus surprenant, aux États-Unis, on utilise toujours des centrales à charbon

Sans surprise, l’emploi du charbon est une véritable catastrophe écologique qui constitue d’ailleurs la plus grande source de réchauffement climatique des États-Unis : le charbon produit 50 fois plus de CO2 que les autres énergies fossiles. En plus du CO2 dégagé dans l’atmosphère par le charbon, la dynamite utilisée libère du mercure, du fer, de l’aluminium. Replantez des arbres à ces endroits et tout reste mort.

Une Troisième Révolution Industrielle conjuguant les nouvelles technologies et les énergies renouvelables est nécessaire.

Nous avons besoin d’un tout nouveau récit économique pouvant nous mener vers un avenir plus équitable et durable.

Mathilde