Guyane

Total tire un trait sur le pétrole de Guyane

C'est un échec qui aura le mérite d'apaiser les esprits. Au moins en métropole.

Total a terminé les opérations de forage du dernier puits d'exploration sur le permis de Guyane Maritime. Le puits n'a pas rencontré d'hydrocarbures. Nous sommes au regret de constater que les résultats obtenus ne permettent pas de confirmer le potentiel pétrolier de la zone. Total va donc rendre le permis.

Le groupe avait obtenu, en octobre dernier, les dernières autorisations pour forer dans une zone à 150 kilomètres au large des côtes de Guyane. Un feu vert critiqué par les associations environnementales (Greenpeace, Les Amis de la Terre...) après le vote, fin 2017, d'une loi mettant fin à l'exploitation des hydrocarbures en France à l'horizon 2040, et interdisant l'exploration pétrolière et gazière.

Mais Total avait obtenu en septembre 2017, avant l'entrée en vigueur de la loi, le renouvellement de son permis d'exploration Guyane Maritime, et sa prolongation jusqu'en juin de cette année.

C'est une bonne nouvelle pour l'environnement. Il y avait un risque fort, avec la biodiversité remarquable, d'une marée noire et à plus long terme d'une exploitation intensive.

Le puits sera cimenté

Les travaux engagés, à plus de 2.000 mètres de profondeur, n'ont donc pas permis de trouver de pétrole et le puits foré devrait être prochainement cimenté. Pour la collectivité territoriale de Guyane, c'est la fin des espoirs de développement d'une activité pétrolière. En 2011, une première campagne d'exploration avait été menée dans le cadre d'un partenariat avec l'anglo-néerlandais Shell et le britannique Tullow Oil. Un premier puits avait été fructueux, mais les autres forages n'avaient rien donné , et les deux partenaires de Total s'étaient retirés du projet.

Pétrole : Total tire un trait sur la Guyane

Total tiendra ses engagements vis-à-vis de la collectivité territoriale. Un accord-cadre de partenariat prévoyait une enveloppe de 10 millions d'euros pour le développement économique de la zone. Si le pétrolier ne donne pas de coût pour sa dernière campagne d'exploration, le chiffre de 100 millions d'euros « n'est pas extravagant ».

Aurore