Galileo

C’est quoi ?

Il s’agit d’un système de géolocalisation par satellites, un équivalent au GPS (Global positioning system). Galileo fonctionnera grâce à 30 satellites artificiels qui orbiteront autour de la Terre, à 23222 km d’altitude. Il sera complètement opérationnel en 2020, lorsque l’intégralité des satellites sera en place.

C’est devenu un outil indispensable. Dans la vie quotidienne, il permet de trouver son chemin, il sert à suivre les migrations des baleines, il pourra diriger des voitures ou des drones. Des agriculteurs l’embarquent dans leur tracteur, pour analyser les sols et gérer les doses d’engrais aux besoins réels de la Terre. Il permet d’enregistrer les mouvements des sportifs.

Galileo Galilei est le nom italien de Galilée (1564-1642). Ce grand savant a inventé la lunette astronomique et découvert, entre autres, les principaux satellites de Jupiter. Il a soutenu que la Terre tournait autour du Soleil, ce qui était contraire aux croyances de l’époque, avant de se rétracter devant le tribunal de l’Église.

Les mailles du réseau

A terme, les trentes satellites de Galileo (dont 4 qui ne seront pas actifs mais serviront de « roues de secours ») se répartiront autour de la Terre selon trois orbites différentes. De cette manière, 4 satellites seront toujours visibles en tout point du globe

Le Gps, dépassé ?

Il a très bien rempli son rôle jusqu’à présent, depuis sa mise en service en 1995. Le problème, c’est que le GPS est un service américain, sous contrôle militaire ! Nous n’avons aucun pouvoir sur lui alors que tous nos appareils de positionnement et de navigation par satellites l’utilisent. Bref, nous sommes completement dépendant des Etats Unis. C’est pour gagner de l’indépendance que l’UE a décidé de financer Galileo pour un coût de 10 milliars d’euros.

A ce prix le système européen sera meilleur que le GPS : il offrira une précision à 1 m près quand le GPS se situe entre 5 et 10 m, à terme avec les 30 satellites moins d’1 mètres de précision.

Pourquoi Galileo est plus précis que GPS ?

Car il utilise des horloges atomiques ultrapécises car un décalage d’un milliardième de seconde au départ du signal entraîne une erreur de 30 cm dans le calcul entre le satellite et le recepteur. Ensuite, les satellites de Galileo émettent leur signal radio sur 2 fréquences, au lieu d’1 pour GPS. En effet la partie la plus haute de l’atmosphère, l’ionosphère, est le siège des perturbations électromagnétiques ce qui faussent les mesures de distance entre satellite et recepteur. Du coup l’intéret d’utiliser 2 fréquences pour recevoir 2 signaux et estimer le décalage pour corriger.

En 2020 le service accessible par nos smartphones aura une précision encore meilleur dans ce cas le calcul pour compenser l’effet de perturbation se fera par des centres de contrôles situés en Allemagne et en Italie.

En résumé

Galileo s’appuie sur 30 satellites (26 fonctionnels et 4 en remplacement) en orbite autour de la Terre. A partir des signals radios émis par chacun d’entre eux, le récepteur calcule la distance qui le sépare des satellites et en déduit sa position . Pour calculer sa position exacte (longitude, latitude), le récepteur doit recevoir le signal radio d’au moins 4 satellites et il sait qu’il se trouve à l’intersection des 4 cercles produits par les satellites.

Définitions :

L’horloge atomique mesure le temps en se basant sur le nombre de vibrations de certains atomes (le plus souvent le césium). Cela permet de définir une seconde universelle, qui sert de référence.

Les ondes radios sont caractérisées par leur fréquence. C’est le nombre d’ondes émises par seconde, mesuré en hertz (Hz).

Les bonus de Galileo par rapport au GPS

Les signaux de détresses des navires seront prise en charge immédiatement par Galileo contre 1 heure pour le GPS. Un centre de secours pourra avertir qu’il a bien reçu le signal. Lorsqu’on est dans des flots déchaînés, de savoir que le signal est reçu par Galileo, çà permet de garder le moral et de tenir le coup en attendant l’arrivée des secours.

Galileo offrira également une solution pour lutter contre les fraudeurs des armateurs qui utilisent des boîtiers truqués pour tricher sur leurs positions GPS pendant la pêche.

Mathilde