Etre libre et heureux

À moins d’être un héritier, gagner beaucoup d’argent demande énormément de temps. Par conséquence, devenir riche réclame de sacrifier ce qu’on a de plus précieux au monde : le temps. Le temps qu’on passe à s’instruire et à se cultiver, le temps qui permet de s’amuser, le temps qu’on offre à ses enfants, le temps qu’on occupe à rencontrer de nouvelles personnes… Cela en vaut-il la peine ? Rien n’est moins sûr. Démonstration dans ce petit discours lumineux et pétri de bon sens.

Paradoxalement, les sociétés les plus riches (notamment les sociétés occidentales), sont aussi celles qui sont les plus pauvres en temps. Le mieux serait donc de repenser notre manière de produire et de travailler.

A notre époque nos vies sont déséquilibrées, on travaille du matin au soir, 8 à 10 heures par jour juste pour gagner assez pour se nourrir pour s'habiller, acheter une voiture et payer ses factures. Alors que l'Occident est si riche les gens n'ont pas de temps pour eux ni pour leurs familles, si tu es riche pourquoi ne pas travailler moins et garder du temps pour toi. On est tellement obsédés par le fait de gagner de l'argent que l'on met ses parents en maison de retraite, on ne voit pas presque pas ses enfants et son conjoint ou alors quelques heures le soir, le reste du temps nous sommes séparés. Ce mode de vie est très pauvre ! Pour enrichir nos vies nous devrions développer nos relations humaines. Personne ne devrait être obligé de travailler plus de 4 heures par jour. Jardinier ou employé de bureau ou n'importe quel boulot alimentaire. Seulement 4 heures pour "gagner" sa vie, le reste du temps devrait servir à nourrir son esprit et son âme à développer son imagination et sa créativité. Ou est passé son temps ?! La sobriété heureuse peut nous libérer de cette charge, de ce poids de toujours gagner de l'argent pour survivre.

Travailler moins, quitte à se passer du superficiel, nous permettrait sans doute de revenir à l’essentiel et de ne plus passer chaque jour à attendre le week-end et chaque semaine à attendre les vacances. Le temps devrait pouvoir se savourer 365 jours par an, en fait… Un rappel infiniment précieux.

Tante Louise