CyberPunk 2077

Alors que les crises se multiplient partout dans le monde, l'actualité donne raison aux prévisions scientifiques les plus sombres quant à l’avenir de l’humanité.

Il y a encore quelques années, revenir à des valeurs de la société autour de la simplicité plutôt que le consumérisme ou encore le partage au lieu du travail, semblait encore possible mais nous dirigeons désormais tout droit vers un effondrement généralisé de la société telle que nous la connaissons aujourd’hui.

Le changement climatique a participé à accroître les tensions géopolitiques dans des régions entières et de nombreux experts s’accordent désormais pour dire que les difficultés croissantes pour accéder aux ressources favorise l’émergence de conflits armés. En Occident, nous pouvons développer le sentiment d’être protégés, notamment grâces aux technologies dont nous disposons. Et pourtant…

Le monde s’essouffle, mais tant que la bourse reste optimiste…

L’environnement devient peu à peu hostile aux modes de vies humains qui s’étaient développés jusqu’à présent. Les scientifiques ont essayé d’alerter et de sensibiliser pour revenir à un modèle plus solidaire, local et moins énergivore. Mais la fracture entre l’idéal et la réalité est manifeste. Au niveau individuel, difficile également de remettre en cause son mode de vie quand toute la société nous incite à consommer toujours plus. Bref, le serpent se mord la queue et, en matière de survie, nous n’avons pas de bouton « reset » pour rejouer la partie…

De la décroissance « heureuse » à l'effondrement total

La ou le progrès fait de « l’innovation sociale et technologique » à la fois un moyen et une fin, occultant complètement les conséquences matérielles et physiques du développement des sociétés (selon cette pensée, le progrès est une solution à tout problème par définition), ils démontrent, des centaines de travaux scientifiques issus d’instances diverses à l’appui, que dans une société aussi complexe et interconnectée que la nôtre, les pressions sur les différents systèmes desquels nous dépendons (système financier, système énergétique, systèmes naturels…), placent l’humanité face à un effondrement généralisé, quasi inéluctable.

Pour le meilleur ou pour le pire ?

C’est bien un recul important du confort matériel et de la disponibilité des matières premières qui risquent d’être le nouveau quotidien des futures générations. Celà va toucher à la dynamique culturelle et économique qui se cache derrière nos technologies gourmandes en énergie et en ressources.

En dépit de la difficulté de savoir à quoi ressembleront exactement les années à venir, peu de doute que les communautés locales autonomes seront les mieux préparées, là où les citoyens s’organisent aujourd’hui de manière collective pour vivre autrement, ensemble. Il n’y a donc plus de temps à perdre pour, a minima, organiser collectivement une certaine forme de décroissance locale et surtout heureuse, développer les circuits-courts, penser une économie circulaire vraiment effective, cesser de soutenir les activités les plus polluantes, réapprendre à vivre décemment en toute simplicité.

Zoé