Comment résister ?

C'est d'abord dire : OUI À LA LIBERTÉ.

Dire non, résister, ce n'est pas uniquement négatif. Il existe deux forces de barbaries.

La première c'est la vieille barbarie qu'on connaît depuis le début de l'histoire. C'est la haine, c'est le mépris, c'est la torture, c'est le massacre ; et cette barbarie nous envahit de partout. Elle a déferlé en Syrie et elle continue de déferler au Moyen-Orient, et Daesh, tout çà, c'est un exemple de pointe de cette barbarie. Nous avons cette barbarie et souvent quand on est victime de la barbarie, on devient nous mêmes barbares contre les barbares : c'est un phénomène de contamination.

Mais vous avez une deuxième barbarie qui est née à l'intérieur de notre civilisation si développée, qui est la barbarie froide et glacée du calcul et du profit. Les politiques aujourd'hui qui se croient dans le réalisme sont dans une bulle. Ils ne savent pas ce que vivent les gens, ce que sentent les gens, Ils se croient réalistes et croient que les autres gens qui font du bio, de l'agriculture bio, des coopératives, ce sont des idéalistes, au contraire. On est dans un monde où de plus en plus les choses se dégradent. Pas seulement de l'extérieur.

Alors résister c'est d'abord ne pas marcher là dedans, manger bio c'est une petite façon de resister, ne pas acheter des produits qui n'ont aucun sens, sinon purement mythologiques, c'est notre façon de resister, et puis continuer à dire ce que l'on croit ce que je fais avec ce blog journalier, c'est ma propre façon de résister.

Au début de la résistance en 1942, ils étaient très peu nombreux au début, ils sont devenus la majorité le dernier jour seulement. Le problème est de ne pas avoir peur d'être une minorité. À cette époque, des gens étaient arrêtés et torturés, le pays souffrait, il était possible d'être bien dans sa peau et être heureux dans un pays malheureux, pourquoi ?

Parce qu'il est possible de faire quelque chose qui semble juste et bien. Résister, c'est çà.

La Résistance, ça commence par dire haut et fort qui nous sommes et ce que nous pensons. Sans jamais renoncer à nos valeurs.

Edgar