467 millions d'hectares de forêt en plus

Une bonne nouvelle dans la lutte contre le réchauffement climatique. Des scientifiques viennent de découvrir que la surface de forêt en zone aride sur notre planète est beaucoup plus importante qu'on le pensait.

Des millions d'hectares supplémentaires que les satellites n'avaient pas réussis à déceler jusqu'ici, c'est l'équivalent de la surface de la forêt amazonienne. Ces forêts sont le dernier rempart contre la désertification grandissante des zones arides.

D'après une étude, il ressort que nos connaissances sur le sujet étaient très imprécises. Jusqu'à présent les images du ciel n'étaient pas suffisamment précise pour réaliser une évaluation détaillée, grâce à une approche innovante l'équipe du chercheur belge Jean-François Bastin à regrouper les images de plusieurs satellites cela a permis de réunir des images de biens meilleures qualités et donc d'interpréter plus précisemment les surfaces réellement occupées par ces forêts.

Les différences sont particulièrement importantes en Afrique où les chiffres sont doublés.

Mais, au delà de son aspect éminemment spectaculaire, cette découverte est surtout synonyme de nouvelles perspectives pour la recherche et l’écologie, comme le souligne le chercheur :

En révélant le réel potentiel des zones arides en termes de couverture forestière, nos résultats et notre méthode apportent de nouvelles informations pour mieux comprendre les incertitudes actuelles dans le bilan carbone de la planète, et permettent le développement d’actions nouvelles pour la conservation et la restauration des forêts, et par conséquent, pour la lutte contre la désertification et le changement climatique.

Et ce n'est pas tout, la surface bien plus étendue de ces forêts devrait jouer un rôle sur les modèles liés au réchauffement climatique, les arbres sont en effet des consommateurs de CO2 et leurs présences en plus grande nombre signifient une estimation revue à la baisse de ce gaz, dans notre atmosphère.

Une nouvelle fracassante dont il faut maintenant attendre les retombées scientifiques…

Jean-Pierre