Été : La cathédrale Saint-Etienne de Bourges

C'est un phénomène unique qui s'est produit hier dans la cathédrale de Bourges. Cela n'arrive qu'une fois par an, le jour de l'été : le soleil matérialise dans le sol de la cathédrale sa position la plus haute de l'année dans le ciel, le zénith solaire.

Un petit rond tracé dans le sol de la cathédrale St-Etienne, près d'un pilier, côté portail sud. Il mesure une dizaine de cm de diamètre et passe inaperçu le reste de l'année.

C'est là précisément que le soleil frappera le sol de la cathédrale lorsqu'il sera à son plus haut de l'année dans le ciel berruyer.

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Il est 13H45, un rai de lumière descend doucement, il atteint le pilier puis le sol, s'élargit sur la dalle beige pour finalement former un cercle parfait, un cercle de lumière qui s'insère au mm dans le petit rond tracé à cet endroit précis depuis 1757.

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La lumière recouvre le cercle, c'est midi solaire à Bourges en ce 21 juin. Le soleil est à son apogée dans le ciel de Bourges. Et voilà la lumière s'échappe du petit cercle pour poursuivre son chemin sur le dallage.

Ce rai de lumière ? Provient d'un petit trou laissé dans un vitrail, 19 mètre plus haut. Un trou dans une représentation d'un apôtre, dans son coude.

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Et ce rai de lumière traverse chaque jour la cathédrale pour atteindre le sol. Sa trajectoire est matérialisée par une ligne en laiton, baptisée le gnomon.

Ce gnomon, fruit des savants calculs d'un homme le chanoine Goumet, revêtait à l'époque un véritable intérêt. Ce cadran solaire servait à remettre à l'heure l'horloge astronomique.

Jean-Pierre